La grisaille de novembre a été interrompue par une visite colorée dans l’univers de l’artiste japonaise Yayoi Kusama à la Fondation Beyeler à Bâle.Tout.es les élèves d’option Art ont pu plonger dans ce monde extraordinaire.Erin Steadman Bourlange, une élève en S7ART4 a écrit un article sur l’artiste Yayoi Kusama et l’expérience de notre visite :
La grisaille de novembre a été interrompue par une visite colorée dans l’univers de l’artiste japonaise Yayoi Kusama à la Fondation Beyeler à Bâle.
Tout.es les élèves d’option Art ont pu plonger dans ce monde extraordinaire.
Erin Steadman Bourlange, une élève en S7ART4 a écrit un article sur l’artiste Yayoi Kusama et l’expérience de notre visite :
Le 26 novembre 2025, la classe des options Art quatre périodes de la S7 ont visité la fondation Beyeler en Suisse avec notre professeure d’art Vanessa Lenzi, pour découvrir l’œuvre de Yayoi Kusama, artiste japonaise au programme du baccalauréat.
D’abord il faut savoir qui est Yayoi Kusama. Kusama est une artiste née en 1929, le 22 mars à Matsumoto, une ville située dans la préfecture de Nagano au Japon.
À un jeune âge, Kusama s’intéresse déjà à l’art, et commence à dessiner notamment pour exprimer et faire face à ses hallucinations. Elle décrit qu’elle subissait des hallucinations depuis l’âge de dix ans. Elle croyait pouvoir entendre parler les fleurs et plantes dans la pépinière de ses parents. Elle décrit aussi voir des pointillés, des tâches, et des motifs de fleurettes se répandre dans sa réalité. Dû à ses hallucinations et la seconde guerre mondiale, Kusama va porter un lourd fardeau qu’elle exprimera à travers l’art. Elle décrit même plus tard dans sa vie, que “sans l’art je me serais suicidé il y a longtemps.”
Lorsqu’elle décide de continuer son art sérieusement, elle se retrouve coincée entre sa famille qui ne croit pas en son avenir, et la société rigide du Japon qui ne la prendra pas au sérieux en tant qu’artiste femme.
Elle retrouve sa liberté restreinte. Elle se tourne donc vers l’Amérique pour poursuivre son art, suivant les conseils de Georgia O’Keeffe, avec qui elle tenait une correspondance.
Pendant toute sa carrière aux Etats-Unis, elle développe son style avant-gardiste en cassant les conventions de l’époque avec des œuvres parfois dites “scandaleuses” et “choquantes”.
Elle traverse beaucoup d’épreuves pendant son temps aux Etats-Unis et lutte contre la dépression à plusieurs reprises.
Mais avec l’âge, elle trouve que la scène d’art à New York est trop rapide. Elle va donc revenir au Japon de façon permanente pour travailler. Mais lorsque la société japonaise ne l’accepte pas, la trouvant honteuse et obscène, Kusama replonge dans la dépression avant de s’admettre à l’hôpital psychiatrique volontairement, dans lequel elle réside toujours aujourd’hui, avec son atelier situé à proximité.
Avec le temps, les gens seront fascinés par son art, et elle connaîtra une sorte de renaissance et continuera à créer des œuvres jusqu’à aujourd’hui, gagnant une reconnaissance mondiale pour son travail profond, complexe et émouvant.
Mais avec l’âge, elle trouve que la scène d’art à New York est trop rapide. Elle va donc revenir au Japon de façon permanente pour travailler. Mais lorsque la société japonaise ne l’accepte pas, la trouvant honteuse et obscène, Kusama replonge dans la dépression avant de s’admettre à l’hôpital psychiatrique volontairement, dans lequel elle réside toujours aujourd’hui, avec son atelier situé à proximité.
Avec le temps, les gens seront fascinés par son art, et elle connaîtra une sorte de renaissance et continuera à créer des œuvres jusqu’à aujourd’hui, gagnant une reconnaissance mondiale pour son travail profond, complexe et émouvant.
Pour aller voir cette exposition, la classe des S7 ART4 a pris le bus de Strasbourg jusqu’à Bâle en Suisse. Après deux heures de trajet, arrivé.es au musée, on a pu faire une visite guidée et voir la collection permanente, montrant une « Courte Histoire sur l’art du point » avec des œuvres de Cézanne, Monet, Ernst, Bourgeois et d’autres artistes célèbres, ainsi que la fameuse exposition de Kusama.
L’après-midi, le groupe a pu redécouvrir le musée entier en autonomie et réaliser des croquis et dessins des œuvres.
Plusieurs élèves ont décrit cette expérience comme revigorante et fascinante. De suivre l’évolution de l’œuvre de Kusama qui s’étale sur 70 années et faire connaissance de ses œuvres en immersion également, comme son « Infinity mirror room » a été vécu comme particulièrement fort. J’ai réalisé plusieurs courts entretiens avec quelques élèves et professeurs, et tout le monde dit d’avoir beaucoup apprécié l’exposition Kusama.
Décrivant son travail comme “impressionnant dans son universalité”, et “fascinant de voir comment le motif du point pouvait tant nous rapprocher”, certain.es se sont senti.es comme « nouveau-né » après l’exposition et «rempli.es d’inspiration » tellement sont travail est touchant et beau.